Saison 2026 · France métropolitaine
La France a déjà brûlé 7,1 fois plus que d'habitude
96 591 hectares
partis en fumée depuis le 1er janvier, contre 13 698 pour une année moyenne à la même date.
Surface mesurée, pas estimée : EFFIS cartographie les périmètres réels au-dessus de 30 hectares. Chiffre du 8 septembre, arrêté au 2 septembre.
Des totaux plus élevés circulent pendant la saison, ils ne comptent pas la même chose.
Chaque carré est une zone de 25 km où les satellites ont détecté du feu en 2026, dans l'ordre des mois. La carte, en vrai
Ce qui brûle en ce moment
Tous les feux en coursPoints chauds des 2 jours écoulés, regroupés par proximité. Dernier passage satellite exploité il y a environ 8 heures. Un regroupement n'est pas un incendie déclaré : pour les consignes, la référence est la préfecture, les sapeurs-pompiers et FR-Alert.
Un chiffre seul ne dit rien. Voici ce qui brûle habituellement à la même date.
7,1 fois la surface qui brûle d'habitude à cette date.
Et +57 % au-dessus du pire précédent, 2022.
Nous sommes le 9 septembre 2026. À cette date, une saison moyenne n'a livré que 82 % de ses feux.
Au rythme des saisons passées, l'année finirait autour de 11 828 points chauds.
Ce n'est pas une prévision. Ni la météo des prochaines semaines ni l'état de la sécheresse n'entrent dans ce calcul : c'est une règle de trois sur la forme des saisons passées, et la fourchette (11 180 à 12 237) vient de leur dispersion.
Cellules de 25 km, puis de 5 km à partir du zoom 8.
Chaque image montre les points chauds d'une seule année, à la même échelle de couleur : les années se comparent donc directement entre elles.
Ce que ça représente · 2026
Un hectare brûlé ne s'arrête pas au bord de la forêt.
autant que 6 105 voitures pendant un an
600 M de dégâts assurés, 44 M de lutte aérienne
Les hectares sont une mesure : EFFIS cartographie les périmètres réels des feux de plus de 30 hectares. Le CO₂ et les particules viennent du modèle Copernicus. Les euros sont une règle de trois sur 2022, seule année chiffrée : ils comptent les dégâts assurés et le surcoût de la lutte aérienne, pas l'intervention au sol ni la forêt non assurée, qui est la majorité. Le détail de chaque chiffre
Reste une question que les satellites ne savent pas traiter : qui allume ?
9 % des feux sont d'origine naturelle.
Tout le reste part d'un geste humain, et 30 % sont allumés volontairement.
Ce que ces parts ne disent pas. La cause n'est renseignée que sur 49 % des incendies déclarés. Elles portent donc sur ceux dont on connaît la cause, pas sur tous les feux de France. Une enquête aboutit plus souvent quand un feu est grand ou suspect : la malveillance y est probablement sur-représentée. La méthode
Est-ce que ça empire ?
C'est la question qui compte, et elle mérite une réponse prudente. Voici les surfaces brûlées année après année, mesurées.
Mesurées par EFFIS. 2026 court encore : sa barre n'est pas comparable aux autres.
| Année | Hectares |
|---|---|
| 2006 | 1 751 |
| 2007 | 2 631 |
| 2008 | 1 694 |
| 2009 | 7 974 |
| 2010 | 4 653 |
| 2011 | 2 205 |
| 2012 | 3 298 |
| 2013 | 891 |
| 2014 | 4 667 |
| 2015 | 2 046 |
| 2016 | 10 767 |
| 2017 | 20 626 |
| 2018 | 2 581 |
| 2019 | 43 602 |
| 2020 | 14 547 |
| 2021 | 30 652 |
| 2022 | 66 392 |
| 2023 | 22 350 |
| 2024 | 12 268 |
| 2025 | 36 951 |
| 2026 (en cours) | 96 926 |
Une ligne par année, données réelles jour par jour. VIIRS Suomi-NPP seul, pour que les années restent comparables.
| Année | Points chauds au 9 septembre |
|---|---|
| 2012 | 3 991 |
| 2013 | 2 275 |
| 2014 | 3 064 |
| 2015 | 3 205 |
| 2016 | 2 710 |
| 2017 | 4 810 |
| 2018 | 1 946 |
| 2019 | 5 857 |
| 2020 | 2 769 |
| 2021 | 3 151 |
| 2022 | 6 785 |
| 2023 | 2 782 |
| 2024 | 1 804 |
| 2025 | 2 312 |
| 2026 | 9 686 |
Et chez vous ?
Chaque commune a sa page, avec son historique depuis 2012 et le nombre d'années où elle a brûlé.