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Saison 2026 · France métropolitaine

La France a déjà brûlé 6,7 fois plus que d'habitude

98 642 hectares

partis en fumée depuis le 1er janvier, contre 14 641 pour une année moyenne à la même date.

Surface mesurée, pas estimée : EFFIS cartographie les périmètres réels au-dessus de 30 hectares. Chiffre du 29 octobre, arrêté au 28 octobre.

Des totaux plus élevés circulent pendant la saison, ils ne comptent pas la même chose.

octobre 2026

Chaque carré est une zone de 25 km où les satellites ont détecté du feu en 2026, dans l'ordre des mois. La carte, en vrai

Ce qui brûle en ce moment

Tous les feux en cours

Points chauds des 2 jours écoulés, regroupés par proximité. Dernier passage satellite exploité il y a environ 12 heures. Un regroupement n'est pas un incendie déclaré : pour les consignes, la référence est la préfecture, les sapeurs-pompiers et FR-Alert.

Un chiffre seul ne dit rien. Voici ce qui brûle habituellement à la même date.

Une année moyenne, au 28 octobre 14 641 ha
La pire année jusqu'ici, à la même date 66 304 ha
2026 98 642 ha

6,7 fois la surface qui brûle d'habitude à cette date.

Et +49 % au-dessus du pire précédent, 2022.

Nous sommes le 1 novembre 2026. À cette date, une saison moyenne n'a livré que 96 % de ses feux.

déjà détecté reste de la saison, si elle ressemble aux précédentes

Au rythme des saisons passées, l'année finirait autour de 10 795 points chauds.

Ce n'est pas une prévision. Ni la météo des prochaines semaines ni l'état de la sécheresse n'entrent dans ce calcul : c'est une règle de trois sur la forme des saisons passées, et la fourchette (10 710 à 10 876) vient de leur dispersion.

Détections par cellule
150 +

Cellules de 25 km, puis de 5 km à partir du zoom 8.

2026

Chaque image montre les points chauds d'une seule année, à la même échelle de couleur : les années se comparent donc directement entre elles.

Ce que ça représente · 2026

Un hectare brûlé ne s'arrête pas au bord de la forêt.

98 642
hectares brûlés
mesuré · EFFIS
6
kilotonnes de CO₂
modélisé · Copernicus
autant que 3 185 voitures pendant un an
26
tonnes de particules fines
modélisé · PM2,5, celles qui atteignent les poumons
≈ 660
millions d'euros
estimé · au prorata de 2022
620 M de dégâts assurés, 45 M de lutte aérienne

Les hectares sont une mesure : EFFIS cartographie les périmètres réels des feux de plus de 30 hectares. Le CO₂ et les particules viennent du modèle Copernicus. Les euros sont une règle de trois sur 2022, seule année chiffrée : ils comptent les dégâts assurés et le surcoût de la lutte aérienne, pas l'intervention au sol ni la forêt non assurée, qui est la majorité. Le détail de chaque chiffre

Reste une question que les satellites ne savent pas traiter : qui allume ?

9 % des feux sont d'origine naturelle.

Tout le reste part d'un geste humain, et 30 % sont allumés volontairement.

Malveillance 10 015 30 %
Involontaire (particulier) 8 636 26 %
Involontaire (travaux) 7 037 21 %
Accidentelle 4 823 14 %
Naturelle 3 189 9 %

Ce que ces parts ne disent pas. La cause n'est renseignée que sur 49 % des incendies déclarés. Elles portent donc sur ceux dont on connaît la cause, pas sur tous les feux de France. Une enquête aboutit plus souvent quand un feu est grand ou suspect : la malveillance y est probablement sur-représentée. La méthode

Est-ce que ça empire ?

C'est la question qui compte, et elle mérite une réponse prudente. Voici les surfaces brûlées année après année, mesurées.

Surface brûlée par année, en hectares

Mesurées par EFFIS. 2026 court encore : sa barre n'est pas comparable aux autres.

0 50 000 100 000 06 08 10 12 14 16 18 20 22 24 98 642 ↗ 26
Cumul de points chauds depuis le 1er janvier

Une ligne par année, données réelles jour par jour. VIIRS Suomi-NPP seul, pour que les années restent comparables.

0 10 000 20 000 janv. avr. juil. oct. 2026 2012–2025

Voir la tendance en détail, avec ses limites

Et chez vous ?

Chaque commune a sa page, avec son historique depuis 2012 et le nombre d'années où elle a brûlé.

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